mercredi 30 décembre 2015

Supermarchés Suma (1959-1998)



     Maman me disait souvent : va donc me cherche tel truc à Suma. J'étais encore un gosse, mais je me souviens que je n'avait qu'à descendre l'escalier qui longeait le bloc pour arriver directement sur le parking de Suma. C'était devenu depuis quelques années un Champion, mais le nom Suma restait dans l'esprit des gens. Aujourd'hui, c'est devenu un Lidl. Mais ceci est une autre histoire.

Supermarché Suma Meinau Strasbourg (vers 1960)

Histoire de l'enseigne

     Le 9 octobre 1959, ouverture du tout premier supermarché Suma, à Strasbourg (500 m²) par la Société alsacienne de gestion et d'exploitation. Créé par Robert Jung, patron des Grandes Galeries de Strasbourg et des Grands magasins Jung, il est alors le premier supermarché de province et le quatrième sur le territoire français.

     En 1960, lorsque Robert Jung rejoint Docks de France et Goulet-Turpin en adhérant à la centrale d'achats Paridoc, il cède l'enseigne Suma pour un franc symbolique à Paridoc. En décembre, les Comptoirs modernes ouvrent leur premier supermarché Suma au Mans (dans la Sarthe). Trois ans plus tard, la Société alsacienne de gestion et d'exploitation change de nom, et devient la Société Alsacienne de Supermarchés (SASM).

     Le 1er septembre 1966, Goulet-Turpin ouvre son premier supermarché Suma, à Saint-Cyr-l’École (dans les Yvelines), après un premier test réussi de transformation en mai sur son Express-Marché de Rueil-Plateau. 16 autres supermarchés appartenant au succursaliste rémois prendront également l'enseigne Suma, soit lors de transformation, soit dès leur ouverture.
L'année suivante,  les Docks de France ouvrent en janvier un hypermarché Super Suma de 2 650 m², à Montfermeil (Seine-Saint-Denis).

     1971 : Goulet-Turpin abandonne l'enseigne Suma pour ses supermarchés.


     1978 : Le supermarché Suma de Parly 2 (Yvelines) s'équipe de caisses à lecture optique.

     En avril 1981, alors que les Comptoirs modernes ont quitté la centrale d'achats Paridoc depuis presque un an, les 153 supermarchés Suma des Comptoirs modernes adoptent l'enseigne Stoc.

     Un an plus tard, les Docks de France testent leur propre chaîne de supermarchés, baptisée Atac. Après validation du concept (apparence dépouillée, assortiment réduit, faibles investissements, frais d'exploitation allégés), la nouvelle enseigne va, trois ans plus tard, se substituer progressivement à celle de Suma pour les supermarchés détenus par le groupe.

En avril 1985, Casino rachète la Cedis de Besançon (7,5 milliards de francs de chiffre d'affaires) avec notamment 18 hypermarchés Mammouth et 116 supermarchés Suma et Ravi.

En janvier 1990, les Docks de France prennent une participation minoritaire dans le capital de la Société alsacienne de supermarchés (SASM).

En juin 1993, La SASM, qui détient notamment 49 supermarchés Suma, passe sous le contrôle des Docks de France moyennant 1,7 milliard de francs déboursés par le groupe tourangeau.

Entre 1994 et 1996, les Docks de France procèdent au passage sous enseigne Atac de 45 supermarchés Suma de la SASM.

En novembre 1998, le dernier supermarché Suma, situé à Strasbourg, prend l'enseigne Atac, après réduction de sa surface.

Liste des magasins (1994)


Publicités et objets

Logo Suma (années 70/80)

Coupon pour l'ouverture de Suma Paris 13ème (septembre 1970)

5 commentaires:

  1. Merci pour cette belle page d'histoire de la distribution.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout le plaisir est pour moi. Merci à vous de m'avoir lu.

      Supprimer
    2. Pfff... Vous n'avez eu qu'à faire un simple copier coller d'un site qui n'existe plus, c'était pas beaucoup d'effort, mais bon, si ça peut vous faire plaisir de vous auto-congraluter... Vous pouvez être fier oui. C'est triste.

      Supprimer
  2. Bonsoir,
    avez-vous des informations sur le SUMA de Faches-Thumesnil (59) ?

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour,
    J'ai découvert par hasard votre site il y a quelques semaines. Je suis choqué de voir que tous les textes et la plupart des photos ont été volés sans aucune mention ou remerciements de mon ancien site Enseignes disparues, qui n'est (heureusement) plus disponible aujourd'hui. Toutes mes informations ont été recueillies après de longues années de recherches et de dur travail. Je suis vraiment choqué que vous ayez spolié mon site de la sorte, sans m'avoir écrit un mail ou adressé de demande. C'est bien triste de procéder ainsi. Vous devriez savoir que même sur Internet, la propriété intellectuelle existe, tout comme la déontologie. Un mot que vous ne devez certainement pas connaître.
    Cordialement,
    Adrien Cahuzac
    webmaster de l'ex site Enseignes disparues de la distribution
    Email enseignesdisparues@yahoo.fr

    RépondreSupprimer